Il y a des moments où une ville devient le centre du monde. Au printemps 1867, Paris se transforme en une immense scène internationale : au Champ-de-Mars, l’Exposition universelle attire des foules venues découvrir inventions, cultures, objets extraordinaires… et surtout des images, partout. Trop d’images, peut-être. Gustave Flaubert, lui, ressort sonné : « J’ai été deux fois à l’Exposition ; cela est écrasant (…) l’homme n’est pas fait pour avaler l’infini ».
Ce vertige du regard, ce “trop à voir” si moderne, est au cœur du projet Paris 1867 – Traverser le monde, porté par la Fondation Université Paris Cité. Et aujourd’hui, cette aventure franchit une étape importante : Baker McKenzie devient mécène du projet et acteur clé de l’exposition qui se tiendra du 25 novembre 2026 au 22 février 2027 aux Archives Nationales.
1867 : le monde en vitrine… et l’œil en ébullition
Imaginez : en quelques pas, on passe d’un pavillon à l’autre, d’un objet à une invention, d’un pays à un autre. Le monde semble miniaturisé, rassemblé, mis en scène. Dans cette profusion, une technique s’impose comme une évidence : la photographie. À l’époque, un critique le remarque sans détour : la photographie est « partout à l’Exposition universelle de 1867 ».
On ne vient plus seulement pour regarder des objets. On vient pour expérimenter des images — et, déjà, pour éprouver ce que signifie vivre dans un monde saturé de visions.
Le “voyage immobile” : quand une image vous emmène ailleurs
L’Exposition universelle de 1867 offre une promesse nouvelle : voyager sans bouger. La photographie étire le visible, du très grand au très petit, du proche au lointain, et rend possible ce que le projet décrit comme un “voyage immobile”.
Et puis il y a ces appareils qui fascinent : les stéréoscopes. On s’y penche, on ajuste son regard… et soudain l’image prend du relief, comme une fenêtre ouverte sur un ailleurs. Le scénario scientifique du projet prévoit de mettre en valeur ces dispositifs, avec notamment la possibilité de présenter un stéréoscope original de 1867.
Un objet-passerelle, entre la magie optique d’hier et nos expériences immersives d’aujourd’hui.
Une exposition à venir fin 2026 : Cadrer le monde
Cette exploration du regard se prolongera dans une exposition : « Traverser le monde. L’exposition universelle de 1867 et la photographie ».
Albums, vues, archives, dispositifs : le scénario dessine un parcours où l’on découvre comment la photographie, à l’Exposition, devient à la fois outil de savoir, objet de commerce et expérience populaire.
Parmi les traces et acteurs évoqués : le rôle de Pierre Petit, associé à la présence et à l’organisation de la photographie à l’Exposition, documentée par des archives de concession.
Autant de fragments qui racontent une histoire collective : celle d’un monde qui apprend à se regarder — et qui, sans le savoir, invente déjà nos manières contemporaines de voir.
Le mécénat de Baker McKenzie : soutenir la culture, la recherche et la transmission
En devenant mécène, Baker McKenzie choisit de soutenir un projet qui relie patrimoine, recherche et partage. Paris 1867 n’est pas seulement une page d’histoire : c’est un miroir. Déjà, en 1867, on pressent l’intensité d’une culture visuelle en expansion, cette sensation d’être entouré d’images, d’être “pris” par elles.
Le soutien de Baker McKenzie contribue à faire vivre ce récit, à rendre accessibles des sources et des objets, et à nourrir une médiation exigeante et ouverte à toutes et tous.