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Santé mondiale : comprendre les inégalités avec le Pr Antoine Flahaut

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À travers son analyse, le Pr Antoine Flahaut met en lumière une réalité souvent invisibilisée : au-delà des crises épidémiques, les inégalités de santé mondiale s’ancrent dans des facteurs environnementaux, sociaux et économiques. Entre dérèglement climatique et accès inégal aux ressources essentielles, certaines populations restent particulièrement exposées, rendant indispensable une approche globale comme « One Health ».

La santé mondiale est souvent pensée à travers les crises : mais au quotidien, quelles sont aujourd’hui les populations les plus vulnérables face aux risques sanitaires ?

La pandémie de Covid-19 nous a montré que tous les pays étaient vulnérables aux crises sanitaires provoquées par les émergences épidémiques. Mais les crises sanitaires aujourd’hui ne se résument pas aux seules épidémies. Aujourd’hui les pays d’Afrique subsaharienne paient un lourd tribut aux conséquences du dérèglement climatique alors que ces mêmes pays figurent parmi ceux qui ont le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre depuis un siècle dans le monde. Certaines régions du globe ne bénéficient pas encore des progrès que le développement a apporté, comme l’eau potable au robinet, l’équipement des foyers de réfrigérateurs et parfois d’air conditionné, le recours à une énergie décarbonée, la présence d’un urbanisme verdoyant, propre et sûr. Leur population souffre alors encore du choléra, du paludisme, de maladies respiratoires, de davantage de cancers et de démences séniles, d’homicides et de violence.

Le concept de One Health est de plus en plus mobilisé : est-il réellement intégré dans les politiques publiques ou reste-t-il encore largement théorique ?

« One Health », ou en français « Une seule santé » est une approche intégrative de la santé humaine, animale et environnementale. A l’après-guerre, les agences de l’ONU se sont développées dans des silos thématiques. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) était en réalité uniquement celle s’occupant de santé humaine. Celle qui traitait de la santé animale, et dont le siège est à Paris, n’avait aucune relation avec l’OMS, pas plus que la FAO, à Rome, en charge de l’agriculture et de l’alimentation, ou encore l’UNEP, en charge de l’environnement, dont le siège est à Nairobi au Kenya. Désormais, sous l’impulsion de cette approche One Health, les quatre agences onusiennes citées plus haut ont fondé une alliance quadripartite, visant à échanger leurs informations, partager leurs cultures sanitaires et scientifiques respectives et tenter de se pencher ensemble sur les crises sanitaires, pour mieux les anticiper et les contrôler, car la plupart de ces crises concerne ces quatre secteurs d’activité humaine. Par exemple, on sait aujourd’hui que 70% des émergences épidémiques chez l’homme sont des zoonoses (= qui viennent de l’animal). La surveillance épidémiologique animale couplée à celle de l’homme est donc cruciale pour mieux anticiper, prévenir et répondre aux épidémies. D’ailleurs, cette approche One Health fait désormais partie de l’Accord Pandémique qui a été adopté par les Etats Membres de l’OMS en mai 2025.

En quoi les dégradations environnementales (climat, biodiversité, pollution) renforcent-elles concrètement les inégalités de santé ?

On a évoqué l’injustice provoquée par le dérèglement climatique puisqu’aujourd’hui les pays qui en souffrent le plus sont ceux qui y ont le moins contribué. Les pays les plus pauvres de la planète n’ont pas accès à une énergie décarbonée, souvent plus coûteuse, et utilisent même des énergies fossiles peu raffinées et plus polluantes provoquant de graves conséquences pour la santé publique. Au sein même des pays développés, les quartiers défavorisés sont plus exposés à la pollution de l’air, de l’eau, et aux pollutions sonores, toutes responsables d’altération de la santé. Les populations les plus pauvres et les plus vulnérables sont donc exposées, par les dégradations environnementales, à davantage de risques sanitaires que les plus riches, tant en termes de maladies infectieuses que de maladies non transmissibles.

Peut-on encore penser la prévention sans intégrer les interactions entre santé humaine, animale et environnementale ?

La prévention vise à réduire les risques de survenue de maladie (prévention primaire), à détecter précocement certaines maladies (prévention secondaire) ou à réduire les risques d’aggravation ou de complications de maladies existantes (prévention tertiaire). La prévention est donc l’un des levier principaux pour « comprimer la morbidité » de la population, c’est-à-dire lui permettre de vivre en bonne santé le maximum de son espérance de vie, avec des co-bénéfices sanitaires, économiques et sociaux, et environnementaux. Les maladies infectieuses comme les maladies non transmissibles ont des déterminants multiples, sociaux, commerciaux, et comme nous l’avons vu, environnementaux, agro-alimentaires, liés à la santé animale et bien sûr aussi au système de santé et de protection sociale des régions où l’on réside. Les politiques publiques de prévention se doivent d’intégrer ces dimensions complexes et ne peuvent rester cantonnée au seul secteur médical. C’était une illusion de penser régler la question de la prévention par la création d’un « ministère de la santé et de la prévention ». La prévention est clairement interministérielle et devrait d’ailleurs intégrer également l’éducation, l’énergie, les transports et l’urbanisme, en plus des autres secteurs mentionnés plus haut.

Quels leviers concrets permettraient aujourd’hui de mieux protéger les populations les plus vulnérables dans une approche globale de la santé ?

Comme on l’a vu, la santé est un bien extrêmement fragile et précieux. Notre santé est exposée à de nombreux déterminants, médicaux, sociaux, commerciaux, environnementaux, et politiques. Les segments les plus vulnérables de nos sociétés sont particulièrement à risque pour leur santé, notamment par leur condition socio-professionnelle, leur habitat, leurs conditions de vie, leur alimentation, leur accès plus difficile aux services de santé. Pour protéger en particulier les populations les plus vulnérables contre ces risques, seule une concertation multilatérale équilibrée et organisée entre les Etats peut espérer y parvenir. Ce sont les efforts conjoints des Etats, résolus et constants, qui ont permis l’éradication de la variole en 1980, et espérons dans un avenir proche, l’éradication de la poliomyélite. L’engagement des Etats au sein d’organisations multilatérales permet d’avoir l’ambition d’atteindre une plus grande justice sociale dans le monde dans les décennies à venir, tant vis-à-vis de l’accès aux services de soins et de prévention, que pour pallier les conséquences du dérèglement climatique, de la perte de biodiversité ou encore des émissions de polluants dans l’air ou dans l’eau.

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