Intitulé « Longévité en santé : prévenir pour mieux vieillir », ce rapport part d’un constat majeur : si l’espérance de vie s’est fortement allongée en France, l’espérance de vie en bonne santé ne progresse pas au même rythme. Dans un contexte de vieillissement accéléré de la population, prévenir les fragilités et retarder la perte d’autonomie deviennent ainsi des enjeux sanitaires, sociaux mais aussi économiques majeurs.
Aux côtés de Sophie Boissard, directrice générale du groupe Clariane, et de Dominique Pon, directeur général de La Poste Santé & Autonomie, Thomas Rapp, professeur de sciences économiques à Université Paris Cité et titulaire de la Chaire AgingUP!, a coprésidé les travaux. Plusieurs membres de la Chaire AgingUP! ont également contribué au groupe de travail, notamment Jonathan Sicsic, Anaïs Cheneau et Aimée Kingsada.
Faire de la prévention un levier du « bien-vieillir »
Le rapport propose de passer d’une logique principalement curative à une véritable stratégie de longévité en santé, capable d’agir en amont de l’apparition des fragilités.
Six recommandations sont formulées, autour de plusieurs priorités : développer la prévention tout au long de la vie, mieux repérer les fragilités, renforcer les ressources humaines du secteur, structurer des parcours de proximité et améliorer le suivi des personnes grâce au numérique.
Cette approche fait directement écho aux travaux conduits par la Chaire AgingUP!, qui étudie les conséquences économiques du vieillissement, l’efficacité des politiques du grand âge et l’organisation de l’offre de soins. Ses recherches visent notamment à identifier les solutions permettant de préserver l’autonomie et la qualité de vie des personnes âgées, tout en évaluant l’impact et l’efficience des politiques publiques.
À travers cette contribution, les travaux de la Chaire AgingUP! nourrissent ainsi la réflexion nationale sur l’un des grands défis démographiques et sanitaires des prochaines décennies.