Dans cette vidéo (9 min)
- Pourquoi une entreprise choisit-elle de soutenir un projet universitaire ?
- Pourquoi la rencontre avec le porteur de projet est-elle déterminante ?
- Quel rôle joue la Fondation pour créer un lien de confiance ?
- Qu’est-ce que le mécénat apporte aussi à l’entreprise qui s’engage ?
Quand une rencontre donne envie de s’engager
Le mécénat commence-t-il par un financement ? Pas nécessairement. Il commence souvent par une rencontre, un projet et des personnes capables de transmettre leur enthousiasme.
C’est ce que raconte Arnaud Cabanes, avocat associé chez Baker McKenzie, dans ce nouvel épisode de notre série vidéo Agir pour demain.
Son cabinet a choisi de soutenir Traverser le monde, l’Exposition universelle de 1867 à travers la photographie, portée par le professeur Daniel Foliard. Une exposition qui propose de redécouvrir cet événement majeur du XIXe siècle à travers un exceptionnel corpus photographique.
Pour Arnaud Cabanes, deux éléments ont été déterminants : la rencontre avec Daniel Foliard et la résonance particulière du projet avec l’identité internationale de Baker McKenzie. L’Exposition universelle de 1867 était déjà un lieu de rencontre entre les cultures et les pays ; plus d’un siècle et demi plus tard, cette dimension fait naturellement écho à un cabinet international habitué à faire travailler ensemble des équipes de différentes nationalités.
Faire se rencontrer des univers qui se connaissent peu
La rencontre entre le mécène et le porteur de projet constitue une étape essentielle.
Entreprise, université, recherche : ces mondes se côtoient encore trop peu alors qu’ils ont beaucoup à partager.
Au fil du projet, Arnaud Cabanes et les équipes de Baker McKenzie ont ainsi découvert l’univers de Daniel Foliard mais aussi plus largement celui de l’Université. Arnaud Cabanes a notamment été amené à pousser les portes d’un laboratoire de linguistique et à prêter sa voix pour une expérience qui sera à découvrir dans l’exposition.
Le mécénat prend alors une autre dimension : au-delà du soutien financier, il devient une occasion de croiser les expériences, les compétences et les regards.
C’est précisément l’un des rôles que souhaite jouer la Fondation Université Paris Cité : identifier des projets portés par les équipes de l’Université, les faire connaître et créer des passerelles avec les entreprises et les acteurs susceptibles de les accompagner.
Créer les conditions de la confiance
Mais comment une entreprise peut-elle s’engager auprès d’un projet et d’équipes qu’elle ne connaissait pas auparavant ?
Pour Arnaud Cabanes, un mot est essentiel : la confiance.
Elle se construit progressivement, à travers l’engagement du porteur de projet, celui du mécène et la relation qui s’établit entre eux.
« Je crois que c’est précisément le rôle de la Fondation : créer les conditions de cette confiance et faciliter ces engagements réciproques », souligne-t-il.
La Fondation joue ainsi un rôle de tiers de confiance : elle rapproche des acteurs issus d’univers différents, facilite le dialogue et accompagne la construction d’un projet commun.
Une mission d’autant plus importante que, comme le rappelle Arnaud Cabanes, des moyens qui ne sont pas nécessairement considérables peuvent parfois permettre de réaliser de grandes choses.
Un mécénat qui enrichit aussi l’entreprise
S’engager dans un projet universitaire n’est pas une relation à sens unique.
Au fil de cette aventure, les équipes de Baker McKenzie ont elles aussi découvert de nouveaux univers, rencontré des universitaires et partagé un projet éloigné de leur quotidien professionnel.
Daniel Foliard est notamment venu présenter son travail au cabinet. Une manière, pour les collaborateurs et associés, de sortir de leur environnement habituel et de découvrir une autre façon d’interroger notre histoire et notre société.
Avec Traverser le monde, cette rencontre prendra bientôt une forme visible par tous : l’exposition ouvrira ses portes au public en novembre.
Créer des passerelles pour faire grandir les projets
Après le témoignage du Dr David Drummond, qui montrait comment le mécénat peut permettre à un chercheur d’amorcer ses travaux et d’accéder ensuite à des financements plus importants, ce nouvel épisode d’Agir pour demain donne la parole à un mécène.
Deux expériences différentes qui illustrent une même conviction : pour faire avancer les projets de l’Université, il faut créer des passerelles entre ceux qui les portent et ceux qui souhaitent s’engager à leurs côtés.
C’est toute l’ambition de la Fondation Université Paris Cité : provoquer ces rencontres, instaurer la confiance et permettre à des entreprises, des mécènes et des porteurs de projets de construire ensemble des initiatives au service de l’Université et de la société.